15 avril 2009

Il mio viaggio in Italia


Le corps d'un partisan assassiné s'éloigne au fil de l'eau, le prêtre meurt fusillé par les allemands, le volcan gronde devant Ingrid Bergman. Martin Scorsese raconte Son Voyage en Italie, il se souvient de sa famille, il évoque son père, il explique comment il a découvert le cinéma italien qui l’a influencé. Le cinéma des maîtres qu’il défend, principalement celui de Roberto Rossellini, Luchino Visconti, Vittorio de Sica et Federico Fellini, est mis sur le piédestal de sa contemplation, au Panthéon du cinéma italien qui ne dépasse pas les années 1960.

Chacun son Voyage en Italie. Pour moi, il est lié au cinéma italien et à la puissance évocatrice de ces films. A ces acteurs qui rappellent les cinéastes et les lieux, de Rome à Ferrare, du Trastevere au Tibre. Une manière une et multiple de filmer la Ville, du farniente romain de Marcello Mastroianni chez Federico Fellini, de la méchanceté de Nino Manfredi dans les bidonvilles chez Ettore Scola. Un enfant qui pleure aux abords du stade et qui ne comprend pas le geste désespéré de son père.

Nous nous sommes tant aimés dans cette évocation du cinéma Italien, du Noir&Blanc à la couleur, de Vittorio Gassman piazza del Popolo dans la tromperie des retrouvailles après 25 ans. De ce passé mis en scène et mythifié dans une plaisanterie assumée.

Roma est une città aperta

1 commentaire:

Berlin Belleville a dit…

Anna Magnani, la "mamma Roma" meurt par amour...

Manfredi succombe aux tortures sans parler...

Don Pietro déclare avant de mourir "Il n'est pas difficile de bien mourir, il est difficile de bien vivre"...

Ne lâchez rien....(Avanti Popolo, bandiera rossa)