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12 octobre 2010

Das war mein Text...

« Ich habe überhaupt keine Ahnung, wann das anfing mit der ganzen Scheiße. Das ist das Komische daran. Das ist wie mit dem Untergang des römischen Reiches, da weiß auch keiner, wann das eigentlich anfing. »

06 octobre 2010

Sans titre (10)


Alexanderplatz, 26 septembre 2010, 16h45

04 novembre 2009

Brumaire

Une longue nuit dans le train, que l'on pourrait penser improbable. Des arrêts incongrus dans l'obscurité, le matin peut-être, dans des villes désertes aux gares immaculées.
La longue arrivée sur Berlin, celle qui fait traverser la ville, ce trajet qui m'avait tant plu quand je l'avais vu s'éloigner dans l'autre sens, il y a peu, mais déjà si longtemps.
Le soleil se lève à l'est, à Berlin comme à Austerlitz, mais la direction n'est pas la même. « Liberté à l'est » titrent les journaux français, « Freiheit für Berlin » peut on lire dans la presse allemande, comme si l'espace de liberté n'était véritablement appréhendé que dans sa proximité et son assimilation.

...

Berlin où tout bouge, où tout disparaît, mais où tout revient. Berlin où il faut tout changer pour se souvenir, tout oublier pour se rappeler.

La décision de reconstruire le château impérial détruit en 1950 est intervenue lorsque son souvenir est devenu vivace, après que des bâches tendues à son effigie ont recouvert le Palast der Republik. Le château va être reconstruit, le Palast der Republik a été détruit, mais son effigie se reflète, face à son ancienne présence dans l'architecture d'un bar, reconstruit à l'image de son défunt modèle.

L'histoire allemande est sans fin, elle se répète sans cesse. L'avenir, le présent et le passé se déclinent ici dans une chronologie décalée, dans les slogans de l'automne 1989 « Wir sind das Volk » - «Wir sind ein Volk » - « Wir waren das Volk. » La peur de l'oubli du passé fait oublier le présent. Et l'Histoire entre toujours en perspective avec une autre histoire.
La grandeur défie l'humain, le proche la proximité. L'intime se mêle au général, le particulier à la masse déserte.
La mémoire de la rue à celle d'un peuple.
La mémoire d'une histoire du temps présent à l'archéologie du disparu.

...

Berlin sous la pluie, si loin, mais si proche de Sommer Vorm Balkon, quand le soleil cède la place au brouillard et à la brume. Les pensées s'embrument parfois dans les bars, restés fumeurs, dans les soirées qui n'ont plus d'heure, dans les matins qui n'en sont pas et dans la nuit trop précoce.
Berlin dans la déambulation à travers la transparence du verre qui cherche la clarté, qui fait se perdre dans une limpidité qui se tache bientôt de fines gouttelettes de pluie, qui comme une vanité rappellent sa consistance à l'apparence.

Berlin en novembre, dans la douce et triste atmosphère « des brouillards et des brumes basses qui sont la transudation de la nature d'octobre en novembre * »

_______

* Extrait du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II par Fabre d'Églantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier »



23 mai 2009

One trip, one noise (IV)

Le mois de juin, il fait beau, les arbres ondulent dans la douceur du printemps. Des journées au lac ou à le rejoindre le long de routes de la périphérie berlinoise. Des levers tardifs et des journées à récupérer de la nuit précédente, souvent passée au Club der Visionäre, au Cassiopeia, ou sur le Boxi. Le tram pour se remettre des trajets noctrurnes en vélo, le soleil à travers la vitre, les écouteurs dans les oreilles et la musique qui donne le rythme.

La pensée de la nuit qui s'est écoulée et de cette guerre permanente du milieu alternatif pour savoir qui sommes nous ...



07 octobre 2008

59 Jahre DDR

Ce 7 octobre 2008, pour l’anniversaire des 59 ans de la RDA il n’y avait pas de parterre de personnalités « socialistes » à Berlin Hauptstadt der DDR pour écouter l’hymne national de celle que l’on a appelé dès sa disparition « notre petite République. »


Aujourd’hui tout le monde l’a oubliée ; elle est devenue un objet commercial surfant sur l’Ostalgie pour les uns ou restée un objet paradigmatique de rebut moral pour les autres.

Pourtant la RDA a existé, non pas comme un idéal socialiste, non pas comme un pays producteur de « Spreewaldgurken », mais comme un pays, une société à part entière, quelque chose qui – peut être malgré eux – a signifié Heimat, ou patrie, non au sens patriotique mais au sens de Vaterland, pour les 16 millions d’Allemands qui y vivaient en 1990…


Paul RICOEUR distingue deux types d’histoire du temps présent[1]. La première est celle d’un passé récent comportant un « point de clôture » même si les effets de mémoire font qu’il n’est pas révolu - le « passé qui ne passe pas » dont parlent Éric CONAN et Henry ROUSSO. La seconde, une histoire du temps présent non clos et dont on ne connaît pas la fin. La RDA appartient dans une certaine mesure aux deux catégories du fait que son histoire se confond à partir du 3 octobre 1990 avec l’histoire de l’Allemagne réunifiée, sans que la transition n’ait pu être mémorisée ou mémorialisée.


La RDA existe encore dans les représentations comme un Etat qui n’est plus et qui disparaît derrière les partis d’extrême droite et la gauche communiste réformée et offensive qui tente par son alliance à l’ouest de faire oublier le SED et la Stasi.


Frohes Geburtstag …


[Soundtrack]



[1] « Remarques d’un philosophe », in Écrire l’histoire du temps présent, Paris, CNRS, 1993

02 octobre 2008

Vanité

[Berlin, Karl-Marx-Allee]

"Vanitas vanitatum, dixit Ecclesiastes, vanitas vanitatum et omnia vanitas"
Eccle. I, 2

18 juillet 2008

Rigaerstrasse (Guide de voyage)

Ma tendance à Berlin de ne pas sortir de Friedrichshain a ses côtés rassurants. Le Flohmarkt le dimanche matin sur la Boxhagener Platz est un moment où je peux, par mes rencontres faites par hasard, me sentir encore chez moi im Kiez.

Mais c’est une fois passée la Frankfurter Allee et arrivé dans le Nordkiez que je me sens le plus chez moi. La Rigaerstrasse est une entité en soit, à la fois sociale, historique et géographique. Elle a son propre fonctionnement, quelque chose d’Autonome*, à la fois rude et austère mais se laissant dévoiler et se montrant accueillante. Des discussions fenêtre à fenêtre, une sonnette qui se fait oublier quand on frappe à la vitre au rez-de-chaussée, un espace qui oublie la frontière entre l’intérieur et la rue, si bien que une fois la foule nocturne apparue la Rigaerstrasse appartient à tout le monde…

Son fonctionnement est absurde, incohérent et pourtant organisé. Les lieux sont appréhendés, du Kicker au Sama, aux films du Filmrisz, via les Vokü du Fischladen et son meilleur guide de voyage reste le Stressfaktor tellement plus agréable dans sa version papier…

*


[Soundtrack]

07 juillet 2008

Berlin sans le Fusion

Je suis parti un peu vite, poussé par une impulsion qui ne pouvait être que salvatrice...

Mais pas assez vite pour aller au Fusion !

...Schöne Grüsse aus Berlin...

31 mai 2008

Comme à Berlin...

J’ai mal au crâne,
J’ai bu trop de Whisky,
J’ai envie d’une bière,
J’ai l’impression que la ville est embrumée,
Je me suis habillé avec ce qui traînait,
J’ai bu du coca acheté à l’épicerie (mais sans Pfand sur la bouteille),
J’ai mangé un Döner dégueulasse,
Je ne suis sorti que pour acheter des clopes,
J’ai écouté Element of Crime et Rio Reiser toute la journée,
J’ai passé la journée devant mon PC,
Je ne vais sortir que pour aller dans un bar,
J’ai envie d’aller au lac,
Il fait gris et chaud,


Mais ce n’est pas Berlin.

Je me demande si je ne vais pas aller au Fusion, si je ne vais pas aller profiter des bars avant qu’ils n’y interdisent, là bas aussi, de fumer.


Une sorte de Mélancolie…

[Soundtrack]

Der Traum ist aus...



Danke Rio...

11 novembre 2007

Mein Berlin

C’était un mois de février comme les autres lorsque j’allais pour la première fois à Berlin. J’ai le souvenir d’avoir beaucoup erré dans le froid et la nuit, dans ce quartier qui - je ne le savais pas encore - allait devenir le mien. A l'époque Berlin m'avais fait un effet curieux, de tristesse et de froideur attirantes, que je n'ai jamais retrouvé. Cette ville n'avait pas encore sa réputation actuelle de ville underground pour grand public. Il fallait vraiment être Avant-avant-gardiste pour l’aimer.

L'architecture n'était pas encore polluée par ces reconstructions qui progressent aussi vite que la ville est attractive. Berlin n'était redevenue capitale que depuis peu et beaucoup d'administrations ne s'y trouvaient pas encore. La vaste esplanade devant le Reichstag était encore un terrain vague, l’allée d’Unter den Linden recouverte de palissades de chantier et de tuyaux roses qui passaient à deux mètres du sol pour dériver toutes les canalisations, gaz, électricité, eau. Je me souviens de cette image de l’arrivée en Bus sur Alexanderplatz à 7h du matin et de cette immense publicité Coca-Cola, qui donnait l'impression d'être à Saïgon, une de ces publicités placée au sommet des building de l'Est, où les lettres forment l'armature, sans fond pour les porter. L' Alexanderplaltz était encore comme elle était en novembre 1989 alors que maintenant elle a été entièrement « rénovée » pour être intégrée dans le « nouvel espace urbain. »

Berlin était une autre ville qui est restée ancrée en moi. Cette ville du changement du siècle intervenu entre le 9 novembre 1989 et son assurance retrouvée début des années 2000, était hésitante, elle avait du mal à trouver sa place. Après le départ des Alliés en 1994 elle retrouvait sa souverainneté et ne savait qu’en faire, perdue dans ses habits trop grands. Ce visage de la ville qui n’a été que trop bref me revient chaque fois que j'écoute Spirit Chaser que j'écoutais à l'époque en cassette sur mon Walkman en déambulant le matin sur la place des Nations Unies, triste sans sa statue de Lénine, enfoui dans mon écharpe, essayant vainement de trouver un endroit ou dormir après ces nuits agitées. Il m’est arrivé de m’endormir sur les banquettes du hall de la neue Nationalgalerie de Mies van der Rohe après avoir vu une l’exposition d’art contemporain qui replongeait dans les années florissantes de la capitale de la République de Weimar. Et l’Histoire se dévoilait encore lorsque l’on découvrait au détour d'une rue des morceaux de murs qui n'avaient pas encore été détruits et qui le sont maintenant.

Il me suffit d’écouter à nouveau Dead Can Dance pour sentir encore cette atmosphère et trouver une traduction à cette expression allemande intraduisible qu’est Sehnsucht.
Berlin est un tâtonnement dans un passé inexistant, un intervalle fugace dont la compréhension est une mise en abyme par son ancrage dans le réel.
Ma décision de partir à Berlin était bien plus que la recherche d’une expérience, elle était déjà nostalgique, fantasmée.

[Soundtrack]
NB : Le titre est emprunté à la chanson de Reinhard Mey

26 juillet 2007

Occupation des lieux (épisode 2)

Comme je l’écrivais l’année dernière à la même époque, Berlin est la ville des squats. Beaucoup de choses ont changé en un an.


Le Köpi se bat pour sa survie et pourrait disparaître.
Le squat Rigaer 84 a brûlé. Il ne s’agissait pas uniquement d’un simple squat. C’était un lieu de vie pour 48 personnes, mais aussi pour nous qui n’y vivions pas, le Beamer qui diffusait dans l’arrière salle des films à la demande. C’était surtout le mythique bar qui s’y trouvait qui nous plaisait le plus. Situé dans la cave de l’immeuble, il se nommait « im Loch » puisque pour y entrer on devait passer par le soupirail. C’était le plus extrême de tous. A l’intérieur, sol en terre battue et atmosphère subtropicale mêlée à l’odeur de chien, tabac et bière chaude, sueur émanant du baby foot (sport national ici).

Déjà les rumeurs vont bon train et alimentent le mythe de la persécution cher à Antifa d’un propriétaire incendiaire qui voulait toucher la prime d’assurance. Peut être finalement ne saura-t-on jamais ce qui s’est passé, et le mythe n’en sera que renforcé.

...

Il faut sortir des mythes et revenir à la réalité, la Rigaer Strasse est pleine de ressources. En juillet a ouvert officiellement le Schreinerstr. 32 dans un ancien Kindergarten. Squat de vie, mais aussi squat artistique. Plateau de danse et bar. C’est un beau projet, qui m’est sympathique car une de mes amies en est - avec d’autres - l’initiatrice. Oberkampf en fond sonore, je découvre d’une certaine manière l’envers de cette scène alternative berlinoise. De l’engouement aux engueulades. De l’organisation difficile de la « Vokü » à la question des marques de bières que l’on doit acheter. Des répétitions aux essais de vin rouge…

Avant la rénovation complète du quartier qui détruira les immeubles ou les peindra pour que des familles « boboïsées » puissent s'y installer, l’espoir existe encore et la « ville en mouvement » sait encore résister de manière concrète …

[Soundtrack]

17 juillet 2007

Còn-Fusion

Nous sommes venus à au moins vingt personnes. Et puis d’autres sont venues s’agréger sur place.
Je me suis perdu une dizaine de fois. Je ne sais plus très bien ce que j’ai vu. Je suis allé voir une performance au théâtre. J’ai dansé sur de la musique punk sud-américaine. Je me suis assis pour voir un concert de Rock avec un Feuershow. J’ai voulu jouer au ping-pong mais il n’y avait pas de raquettes. J’ai bu un thé Chai avec deux amis. J’ai dormi devant La Jetée de Chris Marker au milieu de la nuit. J’ai dormi autour d’un feu. J’ai vu des gens jongler à la Dubstation. J’ai essayé de voir le concert d’Alec Empire et je n’ai pas réussit. Je voulais voir Stereo Total et c’était nul. J’ai vu Le peuple de l’herbe, ils n’ont pas changé leurs concerts depuis 10 ans. Je me suis baigné dans le Müritzsee. J’ai ramené à vélo des bières du supermarché.

J’ai fumé. J’ai bu. J’ai re-fumé. J’ai re-bu et puis j’ai bu encore. Un type m’a dit que son pote s’était fait arrêter en vélo car il avait 2,8 grammes d’alcool dans le sang, il en avait au moins autant. J’ai vu le jour se lever. Se coucher. J’ai déambulé. J’ai marché dans la boue. J’ai vu des choses surprenantes qui ne m’ont pas surpris. J’ai l’impression de l’avoir fait seul alors que j’étais avec des gens.

J’étais au Fusion…

[Soundtrack]

14 juillet 2007

Trans - Fusion

Il est 6h30. La photographe et moi prenons un petit déjeuner devant nos tentes alors que le jour est levé depuis longtemps. Ce petit déjeuner est entrecoupé de bières et de cigarettes pour moi. Au milieu de ce cercle de tentes qui rappelle à cette heure tardive le campement indien, nous observons le curieux manège de nos compagnons qui rentrent.

Quelques mots échangés dans l’absurdité de la situation. Ils reviennent les uns après les autres, comme des d’adolescents qui veulent rentrer en discothèque et qui ont peur d’être refusés s’ils se présentent en groupe ; ils arrivent à intervalle régulier dans une demi gêne doublée d’une forte ébriété qui finalement brouille toute forme de jugement.
Ils étaient pourtant tous au même endroit – nous y étions aussi. A cette heure tardive après l’arrêt de la Transbühne il faut se résoudre à se rendre à la Turmbühne. La musique y est moins convulsive : après avoir été à la Seebühne (rebaptisée Transbühne) le rythme sourd, puissant et régulier de sa concurrente parait fade. K et moi y avions établit un stratagème quelques heures auparavant ; pour se parler on s’accroupissait et nous en déduisions qu’au ras du sol ce n’était pas si terrible, on pouvait même (presque) parler.
La Turmbühne sert de sas de décompression à ces gens, parfois défoncés à l’acide - parfois non - qui veulent se diriger vers un sac de couchage qu’ils ne sont pas sûrs de (re)trouver. Ils y arrivent finalement. Nous les voyons rentrer un par un, tels des moutons retrouvant leur bergerie malgré l'orage.

Il est 7h 30, je ne sais déjà plus quelle cochonnerie est-allemande je viens de manger pour le petit déjeuner. Il est l’heure d’aller se coucher. La Turmbühne va continuer à produire son bruit sourd de machine aliénante. Bientôt les diurnes vont relayer les nocturnes.
Le seul moyen de dormir est de retrouver les boules Quiès dans ma tente...

10 juillet 2007

Pro - Fusion

Il ne faut que deux heures pour y arriver me dit on ...

Cinq heures plus tard nous voici enfin arrivés dans ce lieu horrible. Un peu grisé par l’attente, et après avoir visité tous les campements, avec comme seule lumière celle du téléphone portable que j’ai trouvé en arrivant, on arrive les pieds dans la boue et la tête sous la pluie.

Monter la tente de manière cohérente devient une épreuve étant donné que toutes les personnes arrivées avant nous sont déjà ivres mortes. Il est 01 h 30 et je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’aller faire un tour dans cet amas de tentes et de boue qui semble séduire tout le monde. En plus on est arrivés trop tard pour voir le concert de 17 Hippies.

Deux heures plus tard - quelques bières et un épisode houleux à la Turmbühne - K. et moi sautons sur place (et en rythme) en hurlant « Schlafen ! »

Il est 3 h 30. La première soirée fut rude. J’ai du mal à retrouver le campement. M. qui m’accueille dans sa tente dort déjà, et comme elle était de mauvaise humeur, je vais tout faire pour ne pas la réveiller.

Bon on verra demain…

[Soundtrack]

[à suivre]

08 juillet 2007

Dix - Fusion

Le Fusion c’est d’abord tout un ébranlement. Dans la rue, le jeudi matin, tu verras des Schlafsäcke et des Zelte chargés dans des voitures bondées de cartons de provisions nécessaires pour le Week-end. Au moment où tu découvriras de nouveaux mots en allant acheter des Ohropax chez Rossmann, la personne précédente dans la queue te demandera : « tu vas aussi au Fusion ? » ; alors poussé par une complicité inavouée tu acquiesceras simplement.

Tu verras Friedrichshain se mouvoir, sac de rando sur le dos ou le vélo équipé de sacs spéciaux, vers les gares et tous les lieux de rendez-vous des Mitfahrgelegenheit.Une fois sur l’autoroute tu découvrira les bouchons de voitures abordant fièrement sur les vitres les affiches du Fusion …

… Une fois rentré à Friedrichshain, épuisé, sale, humide, tu regarderas différemment ces nombreuses personnes qui portent comme toi de manière ostentatoire ce bracelet de connivence.

Et la parole ne sera plus requise…

[à suivre]

27 juin 2007

Retour aux sources

Comme ça commençait à faire un bout de temps,
Que ça commençait à vous manquer,

Belleville va faire un tour à Berlin


La suite de mes aventures dans une dizaine de jours ...

09 avril 2007

Anniversaire

Déjà un an.

Un an que je tiens ce blog.
Peut être sont-ce les doutes de la maturité. Peut-être aussi parce que Berlin est (re)devenu Belleville. Il est possible que le fait que je n'écrive plus ces derniers temps y contribue.
Je me suis demandé quel était l’intérêt …
Après une longue réflexion et un Week-end ensoleillé, je crois avoir trouvé une part de la réponse …
A très bientôt à tous




PS : Je ne sais toujours pas pour qui voter, si certains d'entre vous ont une idée, je suis preneur !


09 novembre 2006

9 novembre


J’hésitais à parler de cette date allégorique de l’histoire allemande au XXème siècle qu’est le 9 novembre ; cette date qui symbolise la « démocratisation » de l’Allemagne des origines à son aboutissement en passant par ses errements les plus sombres…

Je n’avais pas le courage de me lancer dans une explication didactique - qui d’autant plus n’aurait pas sa place ici, mais que ma formation aurait imposé…

Comme un résumé de cette histoire, le hasard a voulu que ce soit aujourd'hui que disparaisse à Berlin, l’espion est-allemand Markus Wolf, « l’homme sans visage » ... !

23 octobre 2006

Heimweh

"Wie froh bin ich, daß ich weg bin ! Bester Freund, was ist das Herz des Menschen! Dich zu verlassen, den ich so liebe, von dem ich unzertrennlich war, und froh zu sein ! Ich weiß, du verzeihst mir's ... "

Goethe, Die Leiden des jungen Werthers, 1. Buch, 1774

[Soundtrack]
  • Heimweh - Ton Steine Scherben (IV -Das schwarz Album, 1981)